Touchantes déclarations qui auraient surement leur place dans un monde parfait avec des gens tellement gentils qu’ils ne penseraient jamais à mal. Malheureusement on ne vit pas au paradis avec des nuages comme toute nourriture et de angelots pour nous jouer de la harpe (on s’y ferait sérieusement chier).
On vit dans un contexte historique, économique et social.
Dans toute société il y a des restrictions de libertés. Interdit de fumer dans la rue, de casser la gueule à ton voisin qui ne te revient pas, de passer la frontière sans ton passeport, de professer ta foi en les sacrifices humains… Bref les absences de libertés d’actions, de mouvement et d’expression existent dans toutes les sociétés et c’est normal. Normal parce que vivre en société c’est justement possible parce que tu imposes des règles de vie communes.
Lorsque tout va bien c’est facile d’avoir des règles relativement souples mais là aussi figures-toi que toutes les sociétés resserrent l’étau en situation de crise, de guerre, de famine… C’est valide en particulier dans tous les cas ou la solidarité n’est plus une option mais une nécessité. En France comme aux US, si tu es en guerre tu ne peux plus te permettre d’avoir des déserteurs. Ben figures-toi que Cuba lutte depuis 47 ans contre un embargo économique. Aucun pays au monde n’a jamais eu a supporter telle sanction aussi longtemps. En Irak au bout d’à peine quelques semaines d’embargo les gens crevaient la gueule ouverte dans la rue. La seule méthode pour y survivre c’est la solidarité obligatoire et bien organisée et si tu es suffisamment riche et salaud pour vouloir foutre le camp en abandonnant les autres à leur sort tu es très naturellement considéré comme un déserteur.
Fascinant quand même que tu sois un admirateur de Napoléon qui a massacré à tour de bras par stricte ambition personnelle mais que tu ne supportes pas que Cuba veuille vivre sa vie chez soi sans aller massacrer chez personne!